La hierarchie des démons

La hierarchie des démons
La hierarchie des démons

La Hiérarchie d'Abramelin Le Sage

Les quatres Princes:
- Lucifer
- Satan
- Léviathan
- Bélial

Les huit sous-Princes:
- Astaroth
- Orias
- Magot
- Paymon
- Asmodée
- Ariton
- Belzébuth
- Amaymon


La Hiérarchie de Collin de Plancy

Princes et grands dignitaires:
- Belzébuth, chef suprême de l'Empire infernal , fondateur de l'ordre de la mouche
- Satan, prince détrôné, chef du parti de l'opposition
- Eurynome, prince de la mort, grand croix de l'ordre de la Mouche.
- Moloch, prince du pays des larmes, grand croix de l'ordre.
- Pluton, prince du feu, gouverneur général des pays enflammés , grand croix de l'ordre.
- Pan, prince des incubes
- Lilith, princesse des succubes
- Léonard, grand maître des Sabbats, chevalier de la Mouche
- Baalberith, grand pontife, maître des alliances
- Proserpine, archidiablesse, souveraine princesse des esprits malins

Ministères:
- Adramelech, grand chancelier, grande croix de l'ordre de la Mouche
- Astaroth, grand trésorier, chevalier de la Mouche
- Nergal, chef de la police secrète
- Baal, général en chef des armées infernales, grand croix de l'ordre de la Mouche
- Léviathan, grand amiral, chevalier de la Mouche

Ambassadeurs:
- Belphégor, ambassadeur en France
- Mammon, ambassadeur en Angleterre
- Bélial, ambassadeur en Italie
- Rimmon, ambassadeur en Russie
- Thamuz, ambassadeur en Espagne
- Hutgin, ambassadeur en Turquie
- Martinet, ambassadeur en Suisse

Justice
- Lucifer, grand justicier, chevalier de la Mouche
- Alastor, exécuteur des hautes ½uvres.

Maison des princes :
- Verdelet, maître des cérémonies
- Succor Benoth, chef des eunuques du sérail
- Chamoos, grand chambellan, chevalier de la Mouche
- Melchom, trésorier-payeur
- Nisroch, chef de la cuisine
- Béhémoth, grand échanson
- Dagon, grand panetier
- Mullin, premier chevalier de chambre.

Menus plaisirs :
- Kobal, directeur des spectacles
- Asmodée, surintendant des maisons de jeu
- Nybbus, grand paradiste
- Antéchrist, escamoteur et nécromancien

L'Ordre de la Mouche:
Décoration instituée par Belzébuth, appelé "seigneur des mouches ", pour honorer les principaux dignitaires de la Cour infernale; Belzébuth étant le souverain de l'Empire, Léviathan est chevalier de l'ordre et Adramalech grande croix.

L'Ordre des Démons:
Les théologiens catholiques, qui comptent neuf ordres de bons Anges, recensent le même nombre d'ordres pour les démons :
- les pseudothei qui, en tant que faux Dieux, cherchent à se faire adorer.
- les esprits du mensonge, qui inspirent les pythonisses.
- les "vases de colère et d'iniquité ", qui dirigent l'esprit des sophistes, philosophes et révoltés.
- les "vengeurs de crimes " dont Asmodée est le chef
- les séducteurs dont Satan préside les cohortes
- les puissances de l'air, qui commandent aux tempêtes, dirigent la foudre et répandent mille fléaux.
- les exterminateurs, qui sèment les haines, les discordes et les guerres.
- les calomniateurs, dont le chef est Astaroth.
- Les démons de la cupidité suivent Mammon

# Posté le dimanche 24 septembre 2006 14:15

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:46

Les sirènes

Les sirènes
Les sirènes

Ces divinités, fluviales à l'origine, étaient très fières de leur voix et défièrent les Muses, filles de Zeus et de Mnémosyne. Vaincues, elles se retirèrent sur les côtes d'Italie méridionale. Il se pourrait que l'origine des sirènes se trouve dans les récits des navigateurs, qui les confondaient avec des animaux rares. Leur équivalent masculin est le triton.

ORIGINES DES SIRENES
L'origine des sirènes n'est pas claire, selon la mythologie, elles étaient filles du fleuve Acheloos et de la nymphe Calliope ( ou de Terpischore, la Muse de la danse ), elles auraient été les compagnes de Koré, devenue par la suite " Perséphone ", et auraient laissé " Hadès " l'emmener. Les sirènes auraient reçu leur forme comme punition pour ce crime et, par la suite, les Sirènes, chantaient prophéties et chansons relatives au royaume d'Hadès. Les premières sirènes de la mythologie grecque étaient représentées comme des créatures mi-femme, mi-oiseau ; pour expliquer ces formes étranges, on dit qu'Aphrodite leur mit des pattes et des plumes tout en conservant leur visage de jeunes filles parce qu'elles avaient refusé de donner leur virginité à un Dieu ou à un mortel.
Ces divinités, fluviales à l'origine, étaient très fières de leur voix et défièrent les Muses, filles de Zeus et de Mnémosyne. Les Muses remportèrent le défi et exigèrent une couronne faite des plumes des sirènes, ce qui les priva du don de voler.
Vaincues, elles se retirèrent sur les côtes d'Italie méridionale. Au nombre de trois, quatre ou huit, selon l'auteur, elles vivaient sur une ou plusieurs petites îles vertes situées à l'ouest de la Sicile : Anthemusa et les îles des Sirènes (selon les Siciliens, près du Cap Péloros, aujourd'hui Faros, tandis que les latins les situent à Capri), se montrant particulièrement redoutables à l'heure de la sieste, par temps calme.
Il se peut que l'origine des sirènes se trouve dans les récits des navigateurs, qui les confondaient avec des animaux rares. D'autres descriptions mettent en scène des sirènes à tête et à buste de femme, avec une queue de poisson : ce sont les nymphes de la mer, filles du dieu de la mer Phorcys. Elles seraient alors aperçues à la surface de l'eau ou bien, assises sur un rocher, elles peigneraient leurs longs cheveux et tiendraient un miroir dans leur main.
Musiciennes dotées d'un talent exceptionnel, elles séduisaient les navigateurs qui, attirés par les accents magiques, de leurs lyres et flûtes et perdaient le sens de l'orientation, fracassant leur bateau sur les récifs où ils étaient dévorés par ces enchanteresses. On leur attribue divers noms : Aglaopé ( celle au beau visage ), Agalophonos (celle qui a une belle voix), Leucosia ( la blanche ), Ligéia ( celle au cri perçant ), Molpé ( la musicienne ), Parthénopé ( celle qui a un visage de jeune fille ), Raidné ( l'amie du progrès ), Télès ( la parfaite ), Thelxépéia ( l'enchanteresse ), Thelxiopé ( celle qui persuade ).

SIRENES DANS LA MYTHOLOGIE
Les sirènes vivent sur leur île, tout près des détroits où sévissent Charybde et Scylla. Leur chant est si mélodieux que le marin qui les entend s'arrête sans pouvoir repartir. Le sol de l'île est jonché des os blanchis des marins : ce sont leurs victimes, qui ont fait naufrage sur les rochers. Selon une prophétie, si un navire réussissait à longer leur île sans succomber, les Sirènes se précipiteraient dans la mer pour s'y noyer. Ce qui arriva en deux occasions.
La première fois, Jason et les Argonautes, à la recherche de la Toison d'Or, échappèrent au pouvoir des sirènes grâce à Orphée, qui à bord de l'Argo triompha de ces créatures maléfiques en chantant tellement bien qu'il couvrit leurs propres chants ! La conclusion de cette légende varie, il se pourrait que suite à cet échec, les sirènes se soient changées en rochers, ou bien que, vexées par la ruse d'Orphée, elles se soient jetées dans les flots et soient mortes noyées ; seul Boutès les entendit et sauta par-dessus bord. Aphrodite, qui l'aimait, lui sauva la vie. On raconte que l'une d'elle, Parthénopé, se jeta dans la mer de rage et que son corps fut ramené sur la côte par les vagues et que , plus tard, on éleva un monument à l'endroit où fut bâti la ville de Naples.
Dans un passage de l'Odyssée, Homère raconte comment Ulysse arriva à passer sans dommage l'île des sirènes, en suivant les conseils de la magicienne Circé : il dit à ses compagnons de se boucher les oreilles avec de la cire, tandis que lui se faisait attacher au mât de son bateau, mais sans se boucher les oreilles.
Ulysse ordonna à ses hommes de ne pas le détacher même s'il les menaçait de mort. Le chant envoûtant éleva : " Viens ici, viens à nous ! Ulysse tant vanté. Arrête ton navire ; viens écouter nos voix. Jamais un noir vaisseau n'a doublé notre cap sans ouïr les doux airs qui sortent de nos lèvres ; puis on s'en va content et plus riche en savoir. " et lorsque Ulysse suppliait ses hommes de le détacher, ceux-ci, au contraire, resserraient ses liens, lui permettant ainsi de passer l'épreuve.
Cette forme composite existait déjà en Egypte où l'âme était symbolisée par un oiseau à tête et pieds humains. Les Germains avaient aussi leurs sirènes engendrées par le malfaisant, les Nixinnes qui enjôlaient les hommes pour les attirer dans les flots afin de satisfaire l'appétit de leur père.
La divinité sumerienne puis babylonienne "Oannès" est un être de sexe masculin, un animal devenu divinité qui émergeait de la mer d'Erythrée pour enseigner aux simples mortels les grandes valeurs spirituelles. Un être symbolisant pour les hommes de cette époque les mystères de la guérison et de la fertilité, ainsi que le pouvoir merveilleux du soleil dispensateur de toute vie.
Ce personnage apparaît dans l'un des rares fragments parvenus jusqu'à nous de l'Histoire de Chaldée, ouvrage de Bérose, prêtre et astronome babylonien qui vivait au IIIe siècle avant J.-C. : " Le corps entier de l'animal, écrit-il, était celui d'un poisson; cependant, il avait sous sa tête de poisson une seconde tête, humaine celle-là, et, joints à la queue, des pieds également humains. Doué de raison, il avait une voix d'homme, et il s'exprimait dans notre langue. Il introduisait ceux qui l'écoutaient dans la connaissance des arts, des lettres, de la science; bref; dans tout ce qui peut contribuer à adoucir les m½urs et à conduire le genre humain à une vraies civilisation. "
Le dieu-poisson de Babylone émergeait de la mer le matin pour retourner dans les flots au coucher du soleil. Sur les premières images connues, Oannès apparaît comme un homme portant une tête de poisson en guise de casquette. La peau du poisson est drapée sur ses épaules à la façon d'une cape, la nageoire caudale descendant jusqu'aux jarrets et parfais jusqu'aux chevilles.
Déesse de la lune, "Atergatis" fut dotée d'une queue de poisson parce qu'elle représentait le pendant féminin d'Oannès. Tout comme lui, elle émergeait de l'océan pour y retourner au terme de son long voyage à travers le ciel nocturne.
Elle devait donc avoir une nature amphibie, moitié humaine, moitié poisson, avec cette différence qu'étant femme elle devait être à la fois moins vigoureuse et plus mystérieuse qu'Oannès. Ce fut sans doute ainsi que naquit la première déesse à corps de poisson. Bientôt ses vertus prirent de l'ampleur et les légendes à son sujet se mirent à prolifèrent. Peu à peu, elle allait accaparer les nombreux traits que les hommes prêtent toujours aux femmes: beauté, vanité, orgueil, cruauté, charme... et bien entendu une tendance inavouée à l'amour impossible. Si bien qu'Atergatis a créee des " doubles " que l'on rencontre dans d'autres mythologies sous d'autres noms.
En Indes, on trouve les "Apsaras", qui étaient de belles nymphes des eaux. Musiciennes (Luth), elles avaient, comme les sirènes, la faculté de prédire l'avenir.
Celles-ci par contre, étaient bonnes pour les hommes. Nous avons ci-dessous un exemple de bas-relief représentant une Aspara. Avec l'avènement du christianisme, la légende de la sirène prit une nouvelle dimension, la sirène désirait ardemment avoir une âme. Selon la pensée chrétienne, elle ne pouvait l'obtenir que si elle promettait de vivre sur terre et d'abandonner tout espoir de retourner à la mer.
La première histoire en ce sens vient du folklore écossais, au VI iem siècle après JC, ou une sirène, passionnément tombée amoureuse d'un moine de la communauté sainte d'Iona lui avait demandé une âme, mais elle ne pu quitter la mer et ses larmes devinrent des galets que l'on connaît de nos jours sur les rivages d'Iona sous le nom des larmes de sirène.
Le prestige dont jouissaient les grandes divinités à corps de poisson dans la majeure partie du monde antique (prestige qui n'allait disparaître qu'avec l'avènement de l'ère chrétienne) donna naissance à plusieurs êtres moins surnaturels, d'un aspect plus ou moins similaire. Ainsi, Aphrodite sortant des flots, considérée par certains auteurs comme, une variante d'Atergatis, avait à son service deux ou plusieurs demi-dieux dont le corps humain se terminait par une queue de poisson.
Ces tritons, adorateurs attitrés et chevaliers servants d'Aphrodite, avaient des pouvoirs limités dans le domaine maritime; ils pouvaient notamment apaiser la fureur des vagues et imposer leur volonté à la tempête. D'autres divinités mineures, de sexe féminin, étaient pourvues, à l'origine, de vastes ailes d'oiseaux. Ces créatures que redouta Ulysse ont certainement joué un rôle important dans la formation du mythe des sirènes ; elles furent les premières " beautés fatales " à attirer dans le piège mortel de leur charme, tantôt par leur chant, si enivrant que les malheureux se précipitaient dans la mer, tantôt. en les rendant fous, si bien qu'ils jetaient leur navire sur les récifs. Par suite, cette terrible fascination fut transférée aux sirènes à corps de poisson.

SIRENES DANS L'IMAGINAIRE
Le mythe des sirènes est quasi indestructible, l'iconographie antique les représente comme des femmes à queue de poisson tenant des instruments de musique ou des oiseaux à visage et seins de femme. Sur les monuments funéraires, elles figuraient des anges de la mort chantant au son de la lyre tout en ayant des intentions érotiques à l'égard du héros décédé. Plusieurs auteurs anciens les ont citées : Aristote, Pline, Ovide, etc. et les bestiaires médiévaux les décrivent comme des femmes " de la tête aux cuisses " et poissons de " là jusqu'en bas avec des griffes et des ailes ". Elles ont laissé à la postérité leur image gravée dans la pierre des stèles, tombeaux ou des églises romanes où elles personnifient l'âme des morts comme dans l'Egypte ancienne, on les invoquait au moment de la mort.
Il reste quelques vases grecs qui racontent les aventures d'Ulysse : sur ceux qui sont antérieurs au IIIe siècle avant Jésus Christ, les sirènes apparaissent comme des oiseaux à tête de femme. Par la suite, elles acquièrent des bras, puis une poitrine humaine, attributs peut-être seulement esthétiques, même s'ils constituent des éléments supplémentaires de séduction, puisque les sirènes sont désormais représentées jouant d'un instrument, flûte ou cithare. Ainsi, elles s'humanisent au cours de l'Antiquité pour devenir des femmes ailées chez les Romains et les Etrusques, comme en témoigne la magnifique mosaïque représentant le bateau d'Ulysse, trouvée à Dougga.
Pour les Scandinaves, elle est un monstre redoutable appelé "Margygr", la " géante de mer ". L'½uvre norvégienne le " Miroir royal " la décrit comme une avenante créature ressemblant à " une femme en haut de la ceinture, car ce monstre avait de gros mamelons sur la poitrine, comme une femme, de longs bras et une longue chevelure, et son cou et sa tête étaient en tout formés comme un être humain ".
Ce monstre paraissait grand, avec un visage terrible, un front pointu, des yeux larges, une grande bouche et des joues ridées. Au VIIIe siècle, le moine anglais Aldhelm de Malmesbury les décrit comme des vierges à queue de poisson couverte d'écailles. Ces deux représentations vont cohabiter jusqu'au XVe siècle où les sirènes volantes laissent définitivement la place à une jolie femme aux longs cheveux et à queue de poisson. A cette époque, le naturaliste allemand Johannes de Cuba les fait vivre dans des gouffres au fond des mers ; " on les trouve souvent dans les mers et parfois dans les rivières ", dit de son côté l'écrivain flamand Jacob Van Maerlant ; en revanche, dans la mythologie grecque, ces démons habitent une île du Ponant près de l'île de la magicienne Circée. Ces filles de la mer traînent une triste réputation de dévoreuses d'homme, attirant leurs victimes par des chants mélodieux ou une apparence séduisante, voire les deux. Ces redoutables séductrices peuvent même être de simples jeunes femmes sans queue de poisson vivant dans la mer. Les Anglais les appellent alors Siren plutôt que Mairmaid.
D'illustres navigateurs ont dit avoir rencontré des sirènes : Christophe Colomb, en 1493, en aurait vu trois près des côtes de Saint- Domingue, " mais elles n'étaient pas aussi belles qu'on les décrit... " Un avis qui n'est pas partagé par les marins d'un navire américain qui ont observé, vers 1850, près des îles Sandwich ( Hawaii ), une sirène " d'une grande beauté qui ne cédait en rien aux plus belles femmes ". Ces sirènes sont certainement des mammifères marins, tels les lamantins et les dugongs, qui vivent dans les eaux peu profondes des archipels, des lagunes et estuaires.
En 1403, près d'Edam en Hollande, un " spécimen " a été capturé par deux jeunes filles. Il s'agissait d'une femme, trouvée nue dans l'eau et ne parlant aucune langue connue, qui fut surnommée la " sirène d'Edam ".
Des pastiches de sirène " desséchées " ont été fabriqués dès le XVIe siècle, et exposés dans les foires et les musées. Mais c'est surtout au XIXe siècle qu'ils ont attiré les foules. Ces monstres hideux étaient fabriqués au Japon, en Inde ou en Chine. Le haut du corps est constitué d'un buste d'orang-outan ou de guenon. La queue est celle d'un gros poisson. Quand au XVIIe siècle, à Leyde, un certain Pavio disséqua une sirène en présence du célèbre médecin Joannes de Laet, apportant un certain crédit scientifique à l'animal fabuleux. La tête et la poitrine étaient humaines mais, du nombril au pied, l'être était informe et sans queue.
Créée en 1835, par l'écrivain danois Hans Christian Andersen, la légende moderne de la sirène continue de faire des vagues, elle n'est plus la terrible tentatrice mais devient une héroïne romantique, qui cherche l'amour, telle Ondine qui offre son âme à l'homme qui voudra bien l'épouser. Le dessin animé de Walt Disney, la Petite Sirène (1989), reprend des éléments issus de la culture populaire et du conte d'Andersen.

# Posté le dimanche 24 septembre 2006 14:19

Les vampires

Les vampires
Les vampires

Un vampire est dans le monde occidental un mort-vivant condamné à boire du sang pour survivre. Cependant, l'archétype du monstre buveur de sang existe dans le monde entier et remonte à la plus haute antiquité. Cet article cependant se limitera au monstre occidental.
Même ainsi , il faut distinguer plusieurs vampires :
-le vampire historique
-le vampire littéraire et cinématographique
-le vampire moderne, qu'il s'agisse d'un comportement culturel ou bien des « vrais vampires » (dans lesquels on peut ou non ranger quelques cas médicaux)

Selon les mythes et légendes, le vampire est le cadavre d'un individu qui, pour diverses raisons variant avec le lieu et la légende, n'a pas vécu, n'est pas mort, et/ou n'a pas été enterré chrétiennement. Ne pouvant trouver le repos éternel, il sort la nuit de son caveau et va sucer le sang des vivants pendant leur sommeil, généralement sa famille, proches, voisins, ou ceux qui lui ont causé du mal mais ce n'est pas toujours le cas (ils peuvent boire du sang animal). Dans nombre de versions modernes, quelqu'un peut devenir vampire, soit en étant mordu (parfois seulement mordu profondément) par un autre vampire et en étant ainsi vidé de son sang, soit en étant mordu, vidé de son sang puis ensuite en buvant un peu du sang du vampire qui lui a sucé le sang.

Facultés prêtées aux vampires
Selon les mythes, légendes ou auteurs, le vampire a des forces et des faiblesses différentes. Il ne supporte pas la lumière du soleil. C'est en fait une invention de Henrik Galeen, le scénariste de Nosferatu le Vampire. Apparition : 1922 Mais il faut remarquer que le vampire a une activité strictement nocturne, même si, traditionnellement (dans les cas d'exhumations de supposés vampires, ou même le roman Dracula), la lumière du soleil ne le détruit pas, on n'a jamais vu un cas de vampire qui, de jour, ressemble à autre chose qu'à un cadavre ordinaire.
Il a la faculté de se transformer en animal (loup, chauve-souris) ou en brume. D'autres formes lui sont prêtées parfois surprenantes : grenouille, araignée, parfois même légumes et autres objets inanimés. Il se nourrit de sang. Là encore, dans de nombreuses légendes, le vampire ne se nourrit pas que de sang, mais aussi d'excréments humains et de chair, même de la sienne propre : comme tous les morts vivants, le vampire pratique en effet l'automastication de sa chair et de ses vêtements (cf. "La Mastication des morts", un ouvrage du Moyen Âge relatant des linceuls retrouvés mâchonnés) Il peut lire dans les pensées. Il ne se reflète pas dans les miroirs. Il ne peut franchir un seuil sans y être invité. Il est immortel, ne peut être tué que par un pieu dans le c½ur suivi d'une décapitation et d'une crémation (plusieurs variantes) ,ne peut franchir l'eau courante. un crucifix le repousse. l'ail l'indispose. l'eau bénite le blesse. Il a de la libido exacerbée, durant laquelle il aime faire couler le sang (hématodipsie).

Le vampire dans l'Histoire
La préhistoire et l'Antiquité ont vu naître les vampires et les premiers hommes en ont laissé des traces diverses. On retrouve les premières traces d'êtres buveurs de sang sur un vase préhistorique, découvert en Perse. La Bible déjà, par le biais de la nécromancie, fait des allusions aux vampires. Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont friandes du sang des victimes (cf. Homère, Odyssée, X, 520-540, « Circé »). Les Anciens craignaient l'errance sur Terre s'ils n'étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis car le repos définitif venait de l'incinération, ce qui explique le mythe de Polynice. Selon Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l'âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang. On peut se référer à Porphyre de Tyr (Des sacrifices, ch. II « Du vrai culte »). Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Ovide aussi parlera des vampires. Théocrite note aussi les empuses (spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées démons de midi).
Dans l'Empire Romain, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture. De plus, les tombes étaient protégées contre les voleurs et ennemis. Les violations étaient considérées comme sacrilège et punies par la mort. On rencontre Lamia, une goule nécrophage, reine des succubes dévorant les f½tus et effrayant les enfants la nuit (Horace, Art poétique, 340). De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires : lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elle attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s'apparenter aux succubes. Elles prenaient le surnom plus connu de stryges à cause de leurs cris perçants. On note aussi les striges :démons femelles ailées munies de serres et les omosceles (démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés). Au XIIe siècle, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu'ils étaient brûlés pour calmer la passion populaire. Herenberg cite d'ailleurs deux cas en 1337 et 1347 : les présumés coupables de vampirisme furent empalés et brûlés. De même, XIVe siècle, les épidémies de pestes sont l'occasion pour la population (surtout en Europe de l'Est ) d'une véritable frénésie anti-vampire. On voit apparaître au XVIIe siècle, la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Erzsébet Báthory. En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, mit sur pied des commissions d'enquêtes. Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui Michael Casparek, en 1718. Son cas fit l'objet d'une enquête officielle, dans son petit village de Liptov en Hongrie. Malheureusement, très peu de données ont pu parvenir jusqu'à nous. Le mot « vampire » apparaît pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz, qui reste encore à ce jour le cas le plus célèbre de vampire historique dans le monde, après celui d' Arnold Paole, soldat et paysan Serbe mort en 1726 et à l'origine de 2 épidémies de "vampirisme" dont la seconde, en Janvier 1731, fit l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum, qui fut abondamment repris, traduit par Dom Calmet, et fit probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz (pour les Serbes, le plus célèbre reste cependant Sava Savanović). Auparavant, on parlait de « vampyr ». Un autre cas de vampirisme est celui de Johannes Cuntius de Silésie. Le vampirisme était pour l'Église catholique (et pour Dom Calmet en particulier) un sujet sérieux et politique (à la manière de la Bête du Gévaudan) : les âmes des morts ont trois alternatives, Paradis, Enfer ou Purgatoire. Or le vampire est un mort qui ne se retrouve dans aucune de ces trois catégories, puisque c'est une âme qui erre sur Terre. Sa simple existence remet donc en cause le dogme catholique et donc la puissance de l'Église. En 1912, un fermier hongrois affirma qu'un garçon de 14 ans qu'il avait employé et qui était mort récemment lui rendait visite chaque nuit. L'affaire a été signalé par le Daily Telegraph de Londres.

Causes rationnelles du vampirisme
Plusieurs causes parfaitement rationnelles peuvent expliquer de nombreux cas de supposé vampirisme. Cependant, il semble que même cumulés, elles ne suffisent pas à expliquer la totalité des cas.
Parmi les causes invoquées, citons :
_La rage
_l'hyperesthésie : les malades craignent les lumières trop dures (les vampires, celle du soleil), et les fortes odeurs (les vampires, celle de l'ail)
_l'hydrophobie : les malades avancés ont d'insoutenables sensations de brûlure en cas de contact avec l'eau (les vampires, avec l'eau bénite)
_les insomnies : les malades souffrent d'insomnie (les vampires ne vivent que la nuit).
_La catalepsie
_Les enterrement accidentel : voir le cas d'Alexandre Anderson, rapporté par Colin de Plancey.
_La porphyrie. C'est une forme extrême d'anémie, maladie congénitale très rare (1 cas sur 200000), due à une anomalie du composant de l'hémoglobine. Elle se traite par l'injection de molécules d'hémoglobine. Elle se manifeste généralement par une urine rouge, une hyperpilosité (hypertrichose) et des malformations dentaires. Cependant, la « maladie du vampirisme », que l'on peut trouver chez certaines personnes en Transylvanie et en Roumanie, ou dont la lignée génétique remonte à des personnes originaires de ces contrées, n'a aucun lien avec la porphyrie.
_Xeroderma
_Lupus
_Les Terres riches en arsenic. Les eaux arsenicales préservent les corps, ce qui peut expliquer certains cas de cadavres préservés. Les cas les plus célèbres de vampirisme sont signalées en terre orthodoxe, où la non-putréfaction est signe diabolique (au contraire du catholicisme qui la considère comme un signe divin).
_Tuberculose : la propagation du vampirisme ressemble beaucoup à celle de la tuberculose.
On dit également que la famille de Dracula (Vlad Tepes) était contaminée par une maladie qui nécessitait un apport de sang constant.

La popularité du vampire
On peut expliquer la popularité du mythe du vampire par trois aspirations fondamentales de l'univers occidental depuis l'avènement du matérialisme : la sensualité, l'immortalité et la richesse. Une grande partie des vampires, à quelques exceptions près (exception systématique dans le cas du type Nosferatu) possèdent ces trois qualités auxquelles aspire une majorité des humains actuels.Mais c'est là l'explication du vampire moderne, cinématographique la plupart du temps, mais qui n'est pas vérifiée dans l'analyse des nombreux ouvrages du XVIIIe siècle ou même dans le célèbre roman de Bram Stoker, Dracula.

# Posté le dimanche 24 septembre 2006 14:26

Modifié le mardi 01 mai 2007 11:20

Les krakens

Les krakens
Les krakens

La légende du Kraken est d'origine scandinave, des témoignages ayant été recueillis bien avant le 18ème siècle. D'après les pêcheurs du Nord de la Scandinavie, le Kraken aurait plus de deux kilomètres de circonférence !

On repère cette pieuvre gigantesque à ses cornes luisantes qui sortent de l'eau et peuvent s'élever à la hauteur de mât de bateau. S'il n'est pas réputé pour agresser directement l'homme, le Kraken crée cependant, lors de ses plongées, des tourbillons si énormes qu'ils peuvent entraîner les navires vers les profondeurs.

Signe particulier, il dégage un parfum si puissant et si particulier qu'il peut attirer les poissons vers ses huit immenses tentacules et son énorme bouche...

Cependant, d'autres mythologies font mention d'une pieuvre gigantesque engloutissant des bateaux, comme le Léviathan qui apparait dans la mythologie phénicienne et même dans la bible!

Durant la colonisation européenne des amériques, de nombreuses légendes pirates y font illusion.

Dans nos esprits actuels, la légende du kraken pourrait provenir des réels calamars géants, qui eux ne peuvent pas sortir leur tentacules puisqu'ils ne sont pas adaptés à la vie en dehors de l'eau...

# Posté le dimanche 24 septembre 2006 14:28

Le phénix

Le phénix
Le phénix


Le phénix (ou ph½nix) est un oiseau fabuleux, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrections. Emblématiquement, le phénix correspond à l'été, au feu et au rouge.

Origine
Selon Plutarque et Hérodote, il serait d'origine éthiopienne. Le phénix égyptien est appelé bénou. Selon la tradition, il vit sur la pierre benben ou sur le saule sacré d'Héliopolis. Le mythe le plus répandu fait du bénou un oiseau mystérieux, qui n'apparaît aux hommes que tous les 500 ans à Héliopolis à l'occasion de sa mort et de sa résurrection. Il est associé au cycle annuel des crues du Nil.

¼uvre au rouge
Pour les Égyptiens, il est donc le "héron pourpré". Pour les taoïstes, il est "l'oiseau de cinabre" (sulfure rouge de mercure). Dans la symbolique des couleurs, le rouge qui lui est associé évoque, entre autres, "l'½uvre au rouge" des alchimistes. Selon l'Art Royal (une des pratiques de l'alchimie au Moyen Âge), le Suprême Grand ¼uvre (Ou union des opposés, réintégration de l'homme dans sa pureté originelle) est d'ailleurs appelé "¼uvre du Phénix". Dans le processus de transmutation, on compte parmi les différences étapes: la purification (½uvre au blanc), la putréfaction ou combustion (½uvre au noir), la solidification (½uvre au rouge) et la combinaison nouvelle (l'or).
On peut lire sur le sujet le poème "El Desdichado" de Gérard de Nerval et le commentaire de Georges le Breton: La Clé des Chimères: l'Alchimie (cité dans l'anthologie XIXe siècle, éditions Magnard).
On constate que le symbolisme ésotérique confirme l'idée de régénération associée au phénix, l'oiseau pourpre: par l'½uvre au rouge s'opèrent la digestion, le mûrissement, la coagulation au centre de l'athanor (alambic) des alchimistes.

Le feu
L'oiseau mythique évoque également le feu créateur et destructeur. Comme le Soleil, le Feu symbolise l'action fécondante. En consumant, il purifie et permet la régénérescence. Il est à noter que Lucifer, le "porteur de lumière", précipité dans les flammes de l'enfer, incarne le feu qui ne consume pas et exclut de la régénération. Au contraire, le phénix rejoint le symbolisme du feu des rites initiatiques de mort et de renaissance.
Dans certaines crémations rituelles, le feu est aussi considéré comme véhicule ou messager du monde des vivants vers celui des morts. De même, le phénix porte souvent une étoile qui indique sa nature céleste et la vie dans l'autre monde. Tout le Moyen Âge a vu en lui le symbole de la résurrection du Christ. Le griffon était également une représentation du Christ, venant du fait que c'est un animal terrestre (corps de lion) et aérien (ailes d'oiseau). La partie terrestre représentant le corps du Christ et sa présence sur Terre parmi les Hommes et la partie aérienne représentant "Dieu", sa partie spirituelle.

Description générale
Son plumage rouge est à l'origine de son nom: "phénicée" ou pourpre. Il a l'envergure d'un aigle, sa tête est surmontée d'une huppe écarlate, les plumes du cou sont dorées, il a les ailes rouges, la queue entrecroisée de plumes blanches et incarnadines, les yeux étincelants et ses serres et son bec sont en or.

Sa mort et sa résurrection
À l'approche de ses 500 ans, l'oiseau construit un nid bien lisse au sommet d'un palmier ou d'un yeuse (chêne vert). Ce nid est constitué de brindilles parfumées avec de la myrrhe, de la cannelle et du nard. La légende voulait que le phénix transforme son nid en bûcher, puis s'immole.Après trois jours, un nouveau phénix apparaissait d'entre les cendres. "Et à la fin des 500 années, les prêtres arrangèrent leur autel honnêtement, y placèrent des épices, du soufre et autres objets qui brûleront lentement; le phénix vint alors et se brûla jusqu'à tomber en cendres. Le jour suivant, l'homme trouva un ver dans ses cendres; le deuxième jour, l'homme trouva un oiseau rapide et parfait; le troisième jour, il s'envola." (Les Voyages de Sir John Mandeville)
Dès son premier vol, l'oiseau incinère les restes paternels ainsi que le nid. Il transporte le tout au temple du soleil, Héliopolis.

Le dernier phénix
Sous l'empereur romain Claude (cinquième empereur) apparaissent simultanément une éclipse de lune, un raz-de-marée et un cyclone qui ont raison du dernier nouveau-né qui retournait à Héliopolis. Son vol se termine sur l'île de Théra (Santorin).
L'empereur empaille l'oiseau et le place dans un temple à Rome. L'effigie du phénix figure sur les monnaies de Trajan et de Constantin Ier. L'animal siège également dans la main gauche des statues de Mercure.

Héraldique
Le phénix , figure héraldique imaginaire, est un oiseau sur un bûcher en flammes. Cet oiseau ressemble beaucoup à l'aigle héraldique et il est même parfois défini comme une de ses variantes. Il est représenté de face, tête de profil, ailes étendues, sur son bûcher, appelé "immortalité".

Le Fenghuang, ou phénix chinois
Le fenghuang, ou phénix chinois, est un oiseau mythique qui règne sur tous les autres oiseaux. Les mâles sont appelés Feng et les femelles Huang. Cette distinction des genres est parfois éclipsée pour ne former qu'une seule entité féminine. En effet cet oiseau est souvent associé au dragon (dont il est parfois considéré comme le père) qui est son pendant masculin.

# Posté le dimanche 24 septembre 2006 14:34

Modifié le dimanche 26 août 2007 10:43